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Un jardin qui embrasse la maison

Il n’est pas toujours évident pour un architecte d’intégrer l’environnement dans la conception d’une maison, mais ici, c’est pourtant le cas. Le paysagiste Sébastien Decock a habilement joué cette carte en créant un jardin qui enveloppe littéralement la maison.

Une végétation rayonnante

C’est un peu atypique pour une villa neuve aux lignes épurées, mais l’architecte souhaitait que l’architecture ne monopolise pas toute l’attention. Afin d’intégrer la maison le plus harmonieusement possible dans son environnement, il a opté pour des tons neutres, beige et sable, qui font ressortir la flore environnante. « J’ai délibérément utilisé les mêmes teintes pour les rares revêtements organiques, tant le béton lavé que la dolomite française. La maison et le jardin ne font ainsi plus qu’un », explique l’architecte paysagiste Sébastien Decock de Tuinen Decock. « L’architecte a même osé créer une extension ouverte avec un petit pont, créant ainsi un patio avec un magnifique Gleditsia (faux acacia) comme point de mire. Sa couronne ouverte garantit une lumière naturelle abondante à l’intérieur. »


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Des tableaux vivants

Partout ailleurs dans la maison également, le lien avec le jardin occupe une place essentielle. « Les grandes baies vitrées sont en quelque sorte des tableaux vivants qui s’adaptent constamment aux saisons », explique Sébastien. « Elles ont toutes un aspect différent selon l’endroit où l’on se trouve dans la maison. Lorsque vous franchissez la porte d’entrée, vous avez immédiatement vue sur un cerisier, qui vous offre un premier effet waouh, surtout au printemps », explique Sébastien. En regardant vers l’allée, vous avez  l’impression de plonger dans une ambiance nordique grâce, entre autres, aux fougères, aux chênes verts et à l’érable japonais. Le jardin de devant garantit quant à lui presque toute l’année des fleurs et des couleurs, avec notamment des perce-neige (Galanthus nivalis) et des jonquilles (Narcissus poeticus) au printemps, de nombreuses fleurs et des échinacées pourpres (Echinacea purpurea « Magnus ») en été et des teintes chaudes à l’automne. Enfin, le jardin arrière dégage une atmosphère méridionale. Nous y avons principalement travaillé avec des arbres à feuillage caduc. Ceux-ci offrent une ombre bienvenue en été, mais l’hiver, ils assurent une belle transition vers le paysage arrière. Il s’agit en outre d’essences « plus légères » qui ne projettent pas d’ombre dense, mais filtrent la lumière du soleil de manière ludique, comme le Quercus phellos (chêne à feuilles de saule) et le Nissa salvatica (tupelo noir). Ceci contraste avec l’environnement de l’allée et de la porte d’entrée, où nous avons opté pour des plantes à feuilles persistantes afin de faciliter l’entretien des graviers. »

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Un océan de fleurs multicolores

Non seulement la maison et le jardin ne font qu’un, mais le jardin et ses environs aussi. Les 24 arbres nouvellement plantés de manière réfléchie, associés aux haies et aux massifs végétaux, apportent non seulement calme et intimité, mais créent également une transition subtile vers la forêt voisine. « La limite de la parcelle est visuellement estompée. Le jardin n’est pas très grand, mais il semble spacieux », explique Sébastien. Un autre élément environnemental dont nous avons dû tenir compte était le Bergmolenbeek. Sur la partie en pente vers ce ruisseau, nous avons prévu une pelouse extensive qui ne contient pas seulement du gazon, mais aussi un mélange de plantes bisannuelles qui se transforme en une mer de fleurs colorées pendant les mois d’été. »

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Texte : Bert De Pau